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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 11:55

De véritables réseaux tirent profit de la reproduction des chiens. Les défenseurs de la cause animale appellent cela la “prostitution canine”. Dans ces élevages clandestins, les bêtes, maltraitées, sont exploitées jusqu’à l’épuisement. Les portées de chiots sont ensuite vendues sur Internet, dans les foires, ou même parfois en animalerie.

Alors que le trafic de chiens provenant des pays de l’Est se retrouve sous le feu de l’actualité, plusieurs associations dénoncent des pratiques similaires en France. Du simple propriétaire canin qui fait reproduire sa chienne à outrance et vend les portées sur Internet, aux réseaux plus structurés qui disposent de véritables «usines à chiots», il existe un réel trafic d’animaux en France. Les défenseurs de la cause animale appellent cela «la prostitution canine». Un odieux business qui concerne principalement les animaux de race. Et qui s’avère donc très lucratif quand on sait qu’un chiot est vendu entre 700 et 2 000 euros.


“ LES MACS CANINS ”

Valérie Sadi, présidente de “Quatre pattes sous un toit”, a sauvé plus d’une femelle exploitée par «des macs canins» ; des propriétaires de chiens qui ne respectent pas la législation sur la reproduction, au point de détruire la santé des animaux.

«On trouve de véritables usines à chiots en France, dénonce-t-elle. Des particuliers s’improvisent également éleveurs dans leur garage, dans des conditions déplorables pour l’animal. C’est de l’élevage poussé à l’extrême, au point de faire mourir les femelles.»

Sur le site Internet de l’association, on peut voir, par exemple, le cas de Crystal, «délivrée de l’exploitation humaine» : «Jusqu’à l’épuisement, on lui a fait faire des bébés. Au point que, lors de la dernière portée, les petits sont morts nés. Triste, mais c’est grâce à cela qu’elle a été libérée.»


Quatre pattes sous un toit mène de véritables enquêtes, de plusieurs mois, plusieurs années même, pour faire tomber ces élevages clandestins.

«Ça démarre souvent sur le site Internet du Bon coin (lire ci-dessous). On retrouve les mêmes numéros sur plusieurs annonces pour des portées de chiots à vendre. Ce sont souvent des puces téléphoniques achetées 5 euros et non confirmées auprès de l’opérateur pour ne pas laisser de trace, explique Valérie Sadi. Parfois, nous nous faisons passer pour des acheteurs et nous payons pour récupérer des chiens. Et nous procédons systématiquement à des signalements auprès de la justice afin qu’une enquête soit lancée.»

L’association a réussi à démanteler de véritables «réseaux de trafiquants de chiots», notamment à Juvisy-sur-Orge et Draveil, dans l’Essonne.

Légalement, les particuliers n’ont le droit d’avoir qu’une portée par an et par chien, et pas plus de trois femelles. Les éleveurs professionnels doivent laisser passer une chaleur entre chaque mise bas – de huit mois à un an – et limiter le nombre de reproductions à trois, voire quatre, dans la vie d’une chienne.

«Il n’y a aucun contrôle. La législation est très peu respectée», s’indigne Dominique Marchioni, présidente de “L’homme et son chien”. Pour être vendu, un animal doit être vacciné et identifié (tatouage ou puce électronique). Mais ils seraient nombreux aussi à transgresser cette règle, d’après cette responsable associative.


SOUFFRANCES ET CONSANGUINITE

«Il peut y avoir jusqu’à dix chiots par portée. À 1 000 euros l’animal, la rentabilité est énorme. Normalement, un chiot ne peut pas être vendu avant l’âge de trois mois. Beaucoup s’affranchissent de cette règle. Cela donne des chiens qui souffrent de problèmes de comportement par la suite.» L’exploitation des femelles a également d’autres conséquences néfastes sur les portées, comme le souligne cette spécialiste : «Dans les élevages clandestins, il y a souvent de la consanguinité. Ce qui provoque des maladies chez les chiots.»

Au fil des enquêtes de son association, Dominique Marchioni a pu découvrir les fameuses usines à chiots : «Ce sont des baraquements perdus en pleine campagne où 4 000 chiots peuvent naître d’un coup, décrit-elle. C’est comme de l’élevage en batterie avec tout ce que ça suppose de souffrances pour l’animal.» D’après la présidente L’homme et son chien, les chiots issus de ces filières ne finissent pas toujours sur Le Bon Coin, mais dans les vitrines des animaleries ou sur les stands des foires aux animaux. «Les portées des usines à chiots sont vendues à des centrales d’achats qui alimentent ensuite ces commerces. Ils souffrent souvent de problèmes de santé à l’âge adulte et ont une espérance de vie limitée.» Le syndicat professionnel des métiers et services de l’animal familier réfute ces accusations (lire ci-dessous).


Certains éleveurs professionnels dénoncent même ces pratiques, à l’image de Viviane Albelda, membre du Syndicat national des professions du chien et du chat (SNPCC) : «Nous avons affaire à de l’esclavage animal», estime-t-elle à l’évocation de ces usines à chiots : «Quand les gens achètent un chien en animalerie ou sur des salons, ils n’ont pas connaissance des souffrances qu’ont vécues les parents. Et souvent le pedigree est trafiqué.»


LES ANIMALERIES «TRES CONTROLEES»


«Il y a un ou deux canards boiteux, comme partout, mais la grande majorité de nos adhérents respecte la loi et s’approvisionne auprès d’éleveurs régionaux, reconnus et sérieux.» Yves Denoyel, secrétaire général du Syndicat professionnel des métiers et services de l’animal familier (Prodaf) – qui représente les animaleries – estime que cet odieux trafic prospère quasiment uniquement sur Internet. «Nos magasins sont très contrôlés, ils ne pourraient pas se permettre, assure-t-il. La Toile l’est beaucoup moins.» Il souligne, en outre, que seulement «40 000 des 800 000 chiots présents en France» proviennent d’une animalerie. «Nous sommes en phase avec l’éthique de la profession, conclut-il. Nous travaillons de manière très sérieuse.»


L'ENQUETRICE DE LA CAUSE ANIMALE TRAQUE LES FRAUDEURS SUR INTERNET

Sandrine est enquêtrice pour “Quatre pattes sous un toit” et membre de la Fondation Bardot. Cette femme de 44 ans scrute les annonces du Bon Coin à la recherche des éleveurs clandestins.

«Parfois, ce sont des gens qui avaient juste un mâle et une femelle. Ils se sont rendu compte qu’ils pouvaient gagner beaucoup d’argent. D’autres prennent des chiens juste pour les faire se reproduire, explique-t-elle. Ils font ça dans leur garage, dans un sous-sol ou dans une pièce condamnée de leur logement. Les conditions d’hygiène sont souvent très mauvaises.»
Cette bénévole contacte les auteurs des annonces douteuses, se faisant passer pour une simple acheteuse. Elle se rend sur place, constate, prend des photos, des vidéos. «Je collecte un maximum de preuves, précise la militante. Je planque devant le domicile et j’interroge le voisinage.»


Une fois qu’elle a recueilli un maximum d’éléments, son association dépose plainte pour “élevage clandestin” ou “mauvais traitement”. «Nous signalons aussi les faits au maire de la commune concernée. Malheureusement, les élus ne bougent pas toujours», regrette-t-elle. Et, d’après elle, la réponse pénale n’est pas toujours à la hauteur des souffrances subies pas les animaux : «Ils écopent d’un rappel à la loi, voire d’une amende s’il y a beaucoup d’animaux… Ces trafiquants sont très malins. Ils sont parfois de mèches avec des vétérinaires peu scrupuleux. Les animaux ne sont pas enregistrés à leur nom. Ni le mâle, ni la femelle ne sont identifiables.»


L’association dénonce aussi les “macs canins” à la répression des fraudes : «Cela donne lieu à des contrôles fiscaux car, comme ce sont de simples particuliers, ils dissimulent ces revenus clandestins à l’administration.»


Sandrine a été témoin des usines à chiots : «J’y ai vu des animaux dans des cages à lapins», rapporte-t-elle, outrée. Et confirme que ces filières approvisionnent parfois les animaleries et les salons aux chiots. «Il y a aussi de très bons éleveurs, poursuit-elle. Mais, ceux qui proposent plus de trois races sont louches. Il faut s’en méfier. Un bon professionnel se contente même d’une ou deux races… Au-delà, on peut penser que c’est du trafic.»


ANNONCES EN STOCKS SUR LE BON COIN

C’est sur le site Internet de petites annonces gratuites le Bon Coin que ce commerce prospère, d’après plusieurs représentants associatifs. Nous avons pu relever, par exemple, de nombreuses annonces de propriétaires de mâles qui monnayent une saillie de leur compagnon entre 300 et 1 500 euros. Cette pratique, légale, «contribue» à alimenter ce business, d’après les militants de la cause animale.


Mais certains particuliers qui vendent des chiots sont considérés les maillons forts de ce trafic.


Dans les Yvelines, par exemple, nous avons trouvé quelques annonces douteuses. Comme celle de cette femme qui vend des bergers allemands, la troisième portée de sa femelle de deux ans et demi. On imagine le rythme effréné auquel elle se reproduit. Contactée, notre interlocutrice ne connaît visiblement rien à la législation, ni même au métier d’éleveur. «Je vous le vends non vacciné et non tatoué. Vous le ferez vous-même. C’est comme cela que ça se passe toujours», explique cette particulière.

Derrière certaines annonces du Bon Coin se cachent des trafiquants de chiots. (Illustration)

Derrière certaines annonces du Bon Coin se cachent des trafiquants de chiots. (Illustration)

Ces chiots, vendus 450 euros l’unité, n’ont pas l’air franchement épanouis sur la photo du Bon Coin. Ils sont élevés dans le jardin de cette femme. «Ils dorment à la niche», indique-t-elle. Quand on lui parle des dangers de la consanguinité, elle ne semble pas très au courant. «Je ne connais pas les risques… Je n’oserais pas vous dire de bêtises…»


D’autres vendeurs de chiots plus que douteux ont été contactés. Tous vendaient des chiens non tatoués et non identifiés et leur femelle reproduisait deux fois par an. Nos tentatives pour contacter les responsables du Bon Coin sont restées vaines.

SOURCE (29.10.2014) Courrierdesyvelines

Les associations de défense de la cause animale mettent régulièrement au jour de véritables usines à chiots. Elles sont improvisées au domicile des trafiquants ou dans des baraquements dédiés.

Les associations de défense de la cause animale mettent régulièrement au jour de véritables usines à chiots. Elles sont improvisées au domicile des trafiquants ou dans des baraquements dédiés.

Chez les trafiquants, les enquêteurs de la cause animale découvrent souvent des chiens entassés dans des cages.

Chez les trafiquants, les enquêteurs de la cause animale découvrent souvent des chiens entassés dans des cages.

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Published by Maltraitance animale - dans MALTRAITANCE SPA
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leroy myriam 01/11/2014 10:06

j'ai toujours su que l'humain était la pire des races qui puisse exister, depuis la modernisation ou l'humain à tout il n'y plus aucun respect, la race humaine ce dégrade de plus en plus en conneries surtout, méchanceté, fainéantise, les seuls humains que je respect et qui ont une intelligence incomparable ce sont ceux qui défende la cause animal comme Alain Bougraind dubourg, Brigitte Bardot et toute les association qui comprenne ce qu'est vraiment la vie et qu'il faut la défendre pour notre avenir, la nature les animaux et seulement les humains intelligents, les autres ne doivent pas vivre ils nous porteraient la poisse pour l'éternité et on seraient perdu à jamais.Les indiens américains, d'Amazonie, les bouddhistes cet tout ceux la déjà à l'époque comprenaient l'importance de la vie et la respecter; La majorité de l'humain sont de la merde

fanfan 31/10/2014 20:59

Le fric,le fric,le fric, qu'importe la souffrance animal ! Il y a sur terre,des humains qui ne méritent même pas de vivre !

Fleur 31/10/2014 20:29

Y a t-il des petitions ? Que nous puissions essayer de changer les choses.

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